NDIZONG, IL EST L’HEURE
Par Mo'oh Keussock Etienne de Tayo
Ça y est ! Le vaisseau
de la Renaissance du village Toula-Ndizong vient de déployer ses voiles en vue
de l’accélération du développement dans notre village. Aujourd’hui, nous
pouvons enfin lever l’ancre pour ce voyage que nous espérons fructueux. La mer
est calme. Le temps est clément et propice. L’enthousiasme de l’équipage ne
faiblit pas.
Nous
avons tenu à conduire patiemment l’étape préparatoire de cette aventure pour
prévenir tous les écueils, accorder les violons et mettre toutes les chances de
notre coté. Car, ne l’oublions jamais, l’échec se trouve au bout de
l’improvisation et de la précipitation. Cependant que la réussite est le salaire
de la pondération, de la patience et de la méthode.
Le
13 décembre dernier, comme annoncé dans notre lettre de novembre, s’est
effectivement tenu au palais royal à Toula-Ndizong, la réunion de validation du
programme d’action de notre comité de développement. Comme l’a relevé le compte
rendu, cette réunion aura été un grand succès tant au niveau de la mobilisation
des adhérents que de la qualité des contributions intellectuelles. L’expérience
du repas communautaire, qui est en fait un prétexte de communion, est montée un
cran au dessus de nos espérances. Elle est appelée à voler encore plus haut.
Au
cours de cette réunion, la représentation de notre peuple Ndizong a confirmé
son adhésion sans condition et sans réserve aux options de développement
participatif que nous avons proposées. C’est ainsi que tous les points inscrits
à l’ordre du jour ont été validés après que des amendements lumineux ont été
parfois apportés. Nous tenons désormais en ce document, la boussole de notre
navigation pour l’émergence du village Toula-Ndizong.
De
retour de Dschang, une réunion s’est tenue le 16 décembre 2015, dans le bureau
du Président national au Ministère de la Communication. Ont pris part à cette
réunion outre le Président national : le Trésorier Général, le Commissaire aux
comptes, le Secrétaire Général et le Conseiller spécial. Un seul point à
l’ordre du jour : la sécurisation des Finances du CODEVINDI. Mettant en
application les résolutions de cette réunion, il a été procédé à Dschang, le 18
décembre 2015, au dépôt de nouvelles signatures en vue de la gestion du compte
du comité de développement logé à MC2 FOTO. Y étant, nous avons relevé que les
deux comptes ouverts au nom de CODEVINDI et du 10e anniversaire du
trône de la Renaissance affichent les soldes respectifs de 27 000 F CFA et
5 000 F CFA. C’est dire le défi de mobilisation des fonds qui nous attend.
Parlant
justement du financement de nos actions, j’insisterai particulièrement sur la
mobilisation des fonds en général et sur le financement des travaux du projet
d’entame en particulier. En rappel, le projet d’entame est celui de la
réhabilitation de notre foyer communautaire. Il s’agit dans le village, du seul
bien qui nous est véritablement commun. Ce foyer se veut un point de rencontre
des Toula-Ndizong de tous les âges. Ce qui veut dire que, si ce n’était pas
encore le cas, chaque Toula-Ndizong devrait se sentir interpellé par sa
réhabilitation.
De
manière générale, la mobilisation des fonds au niveau du CODEVINDI se fera à
travers le placement des cartes de membres qui seront bientôt disponibles mais
aussi à travers les contributions statutaires des différentes associations
Toula-Ndizong. Bien entendu, nous n’oublions pas les autres formes de
mobilisation que sont les financements étatiques, les ressources de la
coopération à l’international et les apports de tous les mécènes.
Pour
ce qui est du projet d’entame, il a été déclaré projet spécial de la mandature
et devant de ce fait être financé par une procédure spéciale. D’après la
procédure validée au cours de la dernière réunion, il est dit que :
« les membres du bureau
vont se partager les 50% du coût des travaux en apportant chacun une
contribution minimale de 25.000FCFA. Les autres membres se partageant les 50%
restant feront des contributions volontaires mais de recherche de
positionnement social ». Bien entendu, l’expression contribution
minimale dévoile notre souci de voir les uns et les autres, aller bien au-delà
de ce minimum. Les autres membres qui sont parfois nos grandes élites en
réserve du village, doivent à travers leur contribution que nous souhaitons
substantielle, chercher à mériter le piédestal d’or sur lequel la conscience
collective Toula-Ndizong les place ou est prête à les placer. Ceci en toute
transparence et en toute objectivité.
Qu’est-ce à dire ? D’abord que la
participation au bureau du CODEVINDI n’est nullement une sinécure. Ensuite, que
le CODEVINDI offre désormais des éléments objectifs permettant à tout
Toula-Ndizong qui voudrait se positionner socialement dans son village de le
faire notamment en faisant des contributions significatives lorsque l’occasion
se présente. Nous avons pris cette option parce que nous sommes convaincus de
ce que la volonté de se positionner socialement découle d’un désir
consubstantiel à l’être humain et irrigue de ce fait les rapports sociaux.
Ignoré ou mal managé, ce désir de positionnement peut devenir une source de
conflits qui handicape la promotion du développement.
En tant qu’agent de développement, nous
avons aussi et surtout le devoir de civilisation des mœurs sociales pour tenter
de parvenir à une coexistence pacifique. En offrant des éléments objectifs de
positionnement social, nous voulons éviter aux uns et aux autres la tentation
qui est parfois celle de se positionner en actionnant les leviers détestables
de la calomnie, du dénigrement et de l’intrigue. Cette disposition a l’avantage
d’introduire une saine émulation au sein de la population et principalement des
élites.
En clair, que celui qui veut s’inscrire aujourd’hui
dans la conscience collective Toula-Ndizong tel qu’il le souhaite, s’investisse
de manière significative dans la réalisation du projet d’entame qui, comme je
l’ai dit, est notre bien commun à nous tous. Il peut le faire à travers une
contribution significative, financière ou en nature. Il peut le faire aussi en
apportant sa force de travail et sa technicité dans la cadre de la promotion du
volontariat et du bénévolat.
L’autre résolution forte de notre réunion
du 13 décembre dernier aura été la possibilité donnée aux Toula-Ndizong de
faire procéder à la conversion de la force du travail pour en faire une
contribution au même titre que toutes les autres contributions financières ou
en nature. Concrètement, si un technicien Toula-Ndizong décide d’accomplir
bénévolement une tâche particulière dans la cadre du projet d’entame, la pose
des carreaux par exemple, la valeur correspondante de la main d’œuvre sera
inscrite devant son nom comme étant sa contribution à la réalisation de ce
projet. Cela n’a l’air de rien mais cette disposition est de nature à apporter
des corrections significatives dans le mécanisme de l’ascenseur social dans
notre village.
Dimanche 10 janvier 2016, dès 8 heures, tous
les Toula-Ndizong sont conviés à la cérémonie de pose de la première pierre du
chantier de la réhabilitation du Foyer communautaire. Cette cérémonie hautement
symbolique sera doublée de celle d’appel de fonds. Parallèlement, les cartes de
membre du CODEVINDI sont en cours de finalisation et seront bientôt mis à la
disposition des associations afin qu’elles procèdent à leur placement. Pendant
ce temps, les membres de la cellule de maturation des projets sont à pieds
d’œuvre. En fonction des priorités et des moyens mobilisés, les projets seront
progressivement mis en œuvre.
Comme aimaient à le dire les supporters du
club de football Caïman de Douala à leurs joueurs, à savoir : « Caïman, il est l’heure », nous
pouvons réitérer cet appel aux Toula-Ndizong aujourd’hui : « Ndizong, il est l’heure ! ».
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