mardi 26 janvier 2016

LA LETTRE DU PRESIDENT N° 3 DECEMBRE 2015


NDIZONG, IL EST L’HEURE

Par Mo'oh Keussock Etienne de Tayo

Ça y est ! Le vaisseau de la Renaissance du village Toula-Ndizong vient de déployer ses voiles en vue de l’accélération du développement dans notre village. Aujourd’hui, nous pouvons enfin lever l’ancre pour ce voyage que nous espérons fructueux. La mer est calme. Le temps est clément et propice. L’enthousiasme de l’équipage ne faiblit pas.

Nous avons tenu à conduire patiemment l’étape préparatoire de cette aventure pour prévenir tous les écueils, accorder les violons et mettre toutes les chances de notre coté. Car, ne l’oublions jamais, l’échec se trouve au bout de l’improvisation et de la précipitation. Cependant que la réussite est le salaire de la pondération, de la patience et de la méthode.

Le 13 décembre dernier, comme annoncé dans notre lettre de novembre, s’est effectivement tenu au palais royal à Toula-Ndizong, la réunion de validation du programme d’action de notre comité de développement. Comme l’a relevé le compte rendu, cette réunion aura été un grand succès tant au niveau de la mobilisation des adhérents que de la qualité des contributions intellectuelles. L’expérience du repas communautaire, qui est en fait un prétexte de communion, est montée un cran au dessus de nos espérances. Elle est appelée à voler encore plus haut.

Au cours de cette réunion, la représentation de notre peuple Ndizong a confirmé son adhésion sans condition et sans réserve aux options de développement participatif que nous avons proposées. C’est ainsi que tous les points inscrits à l’ordre du jour ont été validés après que des amendements lumineux ont été parfois apportés. Nous tenons désormais en ce document, la boussole de notre navigation pour l’émergence du village Toula-Ndizong.

De retour de Dschang, une réunion s’est tenue le 16 décembre 2015, dans le bureau du Président national au Ministère de la Communication. Ont pris part à cette réunion outre le Président national : le Trésorier Général, le Commissaire aux comptes, le Secrétaire Général et le Conseiller spécial. Un seul point à l’ordre du jour : la sécurisation des Finances du CODEVINDI. Mettant en application les résolutions de cette réunion, il a été procédé à Dschang, le 18 décembre 2015, au dépôt de nouvelles signatures en vue de la gestion du compte du comité de développement logé à MC2 FOTO. Y étant, nous avons relevé que les deux comptes ouverts au nom de CODEVINDI et du 10e anniversaire du trône de la Renaissance affichent les soldes respectifs de 27 000 F CFA et 5 000 F CFA. C’est dire le défi de mobilisation des fonds qui nous attend.

Parlant justement du financement de nos actions, j’insisterai particulièrement sur la mobilisation des fonds en général et sur le financement des travaux du projet d’entame en particulier. En rappel, le projet d’entame est celui de la réhabilitation de notre foyer communautaire. Il s’agit dans le village, du seul bien qui nous est véritablement commun. Ce foyer se veut un point de rencontre des Toula-Ndizong de tous les âges. Ce qui veut dire que, si ce n’était pas encore le cas, chaque Toula-Ndizong devrait se sentir interpellé par sa réhabilitation.

De manière générale, la mobilisation des fonds au niveau du CODEVINDI se fera à travers le placement des cartes de membres qui seront bientôt disponibles mais aussi à travers les contributions statutaires des différentes associations Toula-Ndizong. Bien entendu, nous n’oublions pas les autres formes de mobilisation que sont les financements étatiques, les ressources de la coopération à l’international et les apports de tous les mécènes.

Pour ce qui est du projet d’entame, il a été déclaré projet spécial de la mandature et devant de ce fait être financé par une procédure spéciale. D’après la procédure validée au cours de la dernière réunion, il est dit que : « les membres du bureau vont se partager les 50% du coût des travaux en apportant chacun une contribution minimale de 25.000FCFA. Les autres membres se partageant les 50% restant feront des contributions volontaires mais de recherche de positionnement social ». Bien entendu, l’expression contribution minimale dévoile notre souci de voir les uns et les autres, aller bien au-delà de ce minimum. Les autres membres qui sont parfois nos grandes élites en réserve du village, doivent à travers leur contribution que nous souhaitons substantielle, chercher à mériter le piédestal d’or sur lequel la conscience collective Toula-Ndizong les place ou est prête à les placer. Ceci en toute transparence et en toute objectivité.

Qu’est-ce à dire ? D’abord que la participation au bureau du CODEVINDI n’est nullement une sinécure. Ensuite, que le CODEVINDI offre désormais des éléments objectifs permettant à tout Toula-Ndizong qui voudrait se positionner socialement dans son village de le faire notamment en faisant des contributions significatives lorsque l’occasion se présente. Nous avons pris cette option parce que nous sommes convaincus de ce que la volonté de se positionner socialement découle d’un désir consubstantiel à l’être humain et irrigue de ce fait les rapports sociaux. Ignoré ou mal managé, ce désir de positionnement peut devenir une source de conflits qui handicape la promotion du développement.

En tant qu’agent de développement, nous avons aussi et surtout le devoir de civilisation des mœurs sociales pour tenter de parvenir à une coexistence pacifique. En offrant des éléments objectifs de positionnement social, nous voulons éviter aux uns et aux autres la tentation qui est parfois celle de se positionner en actionnant les leviers détestables de la calomnie, du dénigrement et de l’intrigue. Cette disposition a l’avantage d’introduire une saine émulation au sein de la population et principalement des élites.

En clair, que celui qui veut s’inscrire aujourd’hui dans la conscience collective Toula-Ndizong tel qu’il le souhaite, s’investisse de manière significative dans la réalisation du projet d’entame qui, comme je l’ai dit, est notre bien commun à nous tous. Il peut le faire à travers une contribution significative, financière ou en nature. Il peut le faire aussi en apportant sa force de travail et sa technicité dans la cadre de la promotion du volontariat et du bénévolat.

L’autre résolution forte de notre réunion du 13 décembre dernier aura été la possibilité donnée aux Toula-Ndizong de faire procéder à la conversion de la force du travail pour en faire une contribution au même titre que toutes les autres contributions financières ou en nature. Concrètement, si un technicien Toula-Ndizong décide d’accomplir bénévolement une tâche particulière dans la cadre du projet d’entame, la pose des carreaux par exemple, la valeur correspondante de la main d’œuvre sera inscrite devant son nom comme étant sa contribution à la réalisation de ce projet. Cela n’a l’air de rien mais cette disposition est de nature à apporter des corrections significatives dans le mécanisme de l’ascenseur social dans notre village.

Dimanche 10 janvier 2016, dès 8 heures, tous les Toula-Ndizong sont conviés à la cérémonie de pose de la première pierre du chantier de la réhabilitation du Foyer communautaire. Cette cérémonie hautement symbolique sera doublée de celle d’appel de fonds. Parallèlement, les cartes de membre du CODEVINDI sont en cours de finalisation et seront bientôt mis à la disposition des associations afin qu’elles procèdent à leur placement. Pendant ce temps, les membres de la cellule de maturation des projets sont à pieds d’œuvre. En fonction des priorités et des moyens mobilisés, les projets seront progressivement mis en œuvre.

Comme aimaient à le dire les supporters du club de football Caïman de Douala à leurs joueurs, à savoir : « Caïman, il est l’heure », nous pouvons réitérer cet appel aux Toula-Ndizong aujourd’hui : « Ndizong, il est l’heure ! ».

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